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9/05/2012

Broken

critique pour Larscenic







Broken est le film surprise de la rentrée. Rufus Norris nous raconte l’histoire de Skunk, une fillette de 11ans tout autant éveillée qu’innocente. Elle vit dans une petite banlieue populaire anglaise dans laquelle s’entassent trois familles. Un incident va déclencher une série d’évènements tragiques, qui ne font qu’attiser la curiosité de la petite fille : Son voisin Rick, un jeune homme attardé, se fait tabasser par l’autre voisin, Mr Oswald. Il l’accuse d’avoir violé sa fille. Ce mensonge est le début d’une spirale dans laquelle Skunk va se perdre jusqu’au drame. On aborde ici les sujets de violence, pédophilie, sexualité chez les ados.. Face à tous ces scandales et en plus de sa maladie (diabétique), la petite fille garde sa fraicheur, sa gentillesse, sa naiveté, sa beauté.




L’actrice Eloise Laurence est le rayon de soleil de ce film, donnant des bols d’air par rapport aux scènes violentes et nostaligiques du film. Elle est l’image de la pureté qu’il faut protéger d’un monde de cruauté. Sans oublier Tim Roth et Cillian Murphy, qui, eux aussi, sont époustouflants. Rufus Norris a très bien su faire un film à la fois très travaillé et approfondi dans la psychologie des personnages ; et surtout sensible et poétique. Dans une belle ambiance d’automne, chaque plan est esthétiquement beau 
et raconte une histoire.

Le ryhtme s’accélère en fonction de la suite des évènements de plus en plus graves. Le son et l’image, ici, sont parfaitement accordés, 
ce qui donne une réelle originalité au film.

Une beau petit bijou pour un premier long métrage !






6/24/2012

Interview Le Garage


- Le Garage, la Factory new age - 







Le Garage, c’est un collectif d’artistes, c’est un peu comme la ‘Factory’ d’aujourd’hui. En quelques sortes, Le Garage, c’est un centre commercial de l’image, composé de réalisateurs, graphistes, designers, photographes. Des artistes qui s’entraident, qui travaillent ensemble. Ils ont, depuis 2008, rénové une vieille brasserie pour en faire Le Garage, situé dans le 5ème arrondissement de Paris. C’est leur lieu de création et d’exposition. Il n’y a pas longtemps, je suis allée à l’une d’entre elles, « Mise en situation », où étaient exposées les œuvres de design de Lucas Hoffalt, Samuel Lamidey & Léopold Lauga. Durant quatre jours, Le Garage a ouvert ses portes et a montré ses dernières créations. Des évènements comme celui-ci sont organisés régulièrement, durant lesquels nous pouvons entrer dans leur monde et le découvrir.




Mais ce n’est pas tout. Une autre des raisons pour lesquelles nous avons voulu nous attarder sur ce collectif est que nous avons beaucoup entendu parler des clips du groupe de HipHop Parisien 1995. Syrine Boulanouar, le réalisateur du collectif est à l’origine de ce buzz. Nous avons voulu en savoir plus, nous les avons interviewé et croyez moi, ce n’est qu’un début. Le Garage promet, je ne pense pas que nous soyons au bout de nos surprises.




INTERVIEW SUR LE SITE DE LARSCENIC -> ICI



photos de l'exposition "Mise en abime"










6/14/2012

Film POLYURETHANE sur Larscenic


Voici enfin le film POLYURETHANE, de Rob Davies, interviewé il y a déjà un mois.
C’est un court métrage expérimental tourné à Londres. J'y ai travaillé entant que camera (wo)man. Le résultat est incroyable. Bravo Rob !!
En attendant, vous pouvez visiter son site : www.robinsondavies.com/portfolio


POLYURETHANE from Rob Davies on Vimeo.

5/21/2012

Moonrise Kingdom





Nouvelle Critique pour Larscenic



“- Tu veux faire quoi quand tu seras grande ? – Je sais pas, je veux être aventurière, ne jamais être au même endroit.”

Suzy et Sam sont deux enfants fugant leur monde de règles pour vivre une aventure amoureuse. Rien ne les arrêtera. Wes Anderson nous raconte ici une histoire que chacun d’entre nous s’est au moins imaginé une fois dans sa vie : un vrai monde de playmobils.
Tout est là pour nous faire faire un retour arrière : avec de beaux travellings, traduisant le regard d’un enfant s’introduisant dans une maison de poupée, ou d’un spectateur devant une pièce de théâtre ; des enfants jouant aux grands et des adultes se prenant pour des gamins : c’est avant tout une histoire d’une éternelle jeunesse.

Ces images de vieilles cartes postales mouvantes, avec des zooms qui rappellent les films des années 60, Moonrise Kingdom est une rétrospective de vieux souvenirs d’enfance. On a l’impression de retrouver une vieille bande dessinée. Il nous rappelle l’époque où l’on prenait nos vélos pour des chevaux, où l’on fabriquait des arcs en bamboo, des tipis avec des branches, des cabanes dans les arbres.. De la fraicheur ! Tout le monde a besoin de ce retour à cette ère d’innocence. Ce film est fantastique, il n’y a plus qu’à vous laisser emporter ! 


Après tout, le cinéma est un jeu, et un film une aventure. Moonrise Kingdom ne pouvait pas être mieux placé pour faire l’ouverture du festival de Cannes.






5/09/2012

Interview Rob Davies - Polyurethane // LONDON



- IMMERSION DANS LE CINEMA EXPERIMENTAL -


Je suis partie à Londres une semaine pour aider un très bon ami à filmer son court métrage. 
J’ai trouvé cette expérience très enrichissante car c’était plus de l’art video que du cinéma traditionnel. 

Je n’ai jamais participé à un projet, dit expérimental. J’ai beaucoup appris et j’ai du coup interviewé Rob Davies, mon ami anglais.


INTERVIEW sur LARSCENIC ICI


(facebook de Rob Davies)




4/12/2012

Film Coup de Coeur


Critique que j'ai écrite du film, pour le site Larscenic



     Bellflower, c’est l’histoire de deux amis, Woodrow et Aiden, qui passent leurs journées à boire et construire un lance flamme en attendant l’apocalypse; c’est une aventure amoureuse qui se termine mal; c’est un voyage dans la banlieue de Los Angeles; c’est aussi un bad trip; mais surtout, c’est une descente aux enfers.
Le début du film nous plonge déjà dans un monde sans issu, un monde de déchéance et de fumée. On a mal, on a envie de respirer, mais on reste. Une image vintage, des couleurs cramées, des contours flous, et des tâches de cambouis sur l’objectif.. tout est là pour marquer une ambiance unique. On se laisse un peu entraîner par ces deux personnages qui attendent le chaos. Lorsqu’il arrive, on ne comprend pas tout. Mais justement, c’est un monde de délire et sans vraiment de fin écrite… comme le chaos.
« Je n’ai jamais voulu faire un film pour parler d’une génération. Il s’est avéré que le film, qui racontait une expérience personnelle, parlait de jeunes comme moi. Car pendant quelques temps, nous étions, à l’image des personnages dans le film, sans travail, sans lieu ou se loger. Et on faisait tout pour se faire un peu d’argent : je me rappelle que je gagnais quelques dollars en donnant mon sang. » dit Evan Glodell.
Effectivement, les personnages sont inspirés de la réalité. Bellflower est une sorte de portrait de la jeunesse actuelle, une génération qui vit au jour le jour. Comme quoi, « vadrouiller » veut sûrement dire s’inspirer de la vie autour de sois pour écrire des histoires qui explosent.
C’est le long métrage le mieux réalisé pour 17,000$ de budget seulement, d’après Independent Spirit John Cassavetes Award. Mais il faut surtout retenir que Bellflower est réalisé, produit, interprété et (en partie) monté par Evan Glodell. Ce n’est pas tout… Pour le tournage, il a conçu et construit sa propre caméra, la One-of-a-kind (il a combiné des parties appareil photo vintage, soufflets et lentilles russes, autour d’une Silicon Imaging SI-2K Mini caméra numérique).
Pour un premier film, il a tapé fort.. très fort. Qu’elle va être sa prochaine folie ? On ne sait pas encore, mais son nom est à retenir.
Révélé en 2011 au Festival de Sundance, Bellflower est en ce moment dans quelques unes de nos salles parisiennes.



3/31/2012

I've been waiting, definitely





modèle : Adèle de Wismes








J'en profite pour vous présenter le nouveau site d'actualité du Cinéma et de la musique à travers le monde --> LARSENIC

Pour la sortie, j'ai écrit un article sur l'avant première de "L'insoumise", documentaire en hommage à Michèle Mercier.